Avec « Sombrero » il conte un voyage au pays des ombres : ombres comme duo en miroir, ombres portées, ombres chinoises, ombres numériques.
C’est un crescendo vers la complexité.
Si les premiers duos révèlent une technique précise mais « artisanal » les derniers jeux avec images filmées/projetées sont assez spectaculaires et débordent le corps des danseurs.
Le corps se double de son pendant numérique, c’est l’articulation entre ces deux corps qui provoque, qui fonde la danse.
L’exemple le plus simple est la projection du corps face d’un danseur sur son dos : retrouver le sexe de cet homme sur ses fesses fait bien sûr beaucoup rire.
Le problème est certainement là.
Decouflé ne peut s’empêcher de jouer la carte de la dérision.
Petits sketchs viennent ainsi ponctuer le spectacle avec en vedette Christophe Salengro connu comme président du Groland sur Canal +.
C’est parfois réussi, parfois moins.
Reste au final une impression de grand spectacle
sympathique.
Chorégraphie de Philippe Decouflé
Musique de Brian Eno
Avec Philippe Decouflé, Clémence
Galliard, Sébastien
Libolt, Alexandra Naudet, Aurélia Petit en alternance avec Manon Andersen, Christophe Salengro, Olivier Simola,
Christophe Waksmann
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