Sur scène un cadre, une sorte de grande télévision diffusant vidéos et prouesses techniques, boîte à image ou castelet pour adultes dans lequel l’unique comédien Yves Jacques restitue quelque chose
d’Andersen.
Interprétant plusieurs personnages, Yves Jacques nous conte les tribulations d’un librettiste québécois à Paris cherchant à écrire un opéra pour enfant adapté d’un conte d’Andersen pour l’opéra
garnier.
La vidéo est habile, le comédien parfait, la technique impeccable.
Mise en abîme savoureuse du conte : le librettiste racontant ses aventures parisiennes, le conte la dryade d’Andersen se jouant en alternance, l’administrateur de l’opéra contant l’ombre d’Andersen
à son enfant.
Le conte de l’administrateur est peut-être le point fort de ce spectacle parce que joué grâce aux subtilités d’une simple lampe.
C’est assez jubilatoire le fait que ce moment soit plus magique et réussi que toute la débauche numérique présente à côté.
Comique et agréable, ce spectacle communique un peu de la magie d’Andersen, ça n’est pas rien.
conception et mise en scène
Robert Lepage
interprétation
Yves Jacques
musiques
Donizetti,
Grieg,
Sarah McLachlan,
Offenbach
collaboration à l’écriture
Peder Bjurman,
Marie Gignac
collaboration à la conception
scénographique
Jean Le Bourdais
collaboration à la conception des éclairages
Nicolas Marois
conception sonore
Jean-Sébastien Côté
conception des costumes
Catherine Higgins
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